Drôle d’anniversaire …

Madame veuve  « Communauté Européenne » fête ses cinquante ans …demain …    8O

On l’appelle familièrement « La Grande l’Europe »  et c’est une belle idée : en fait nous sommes ses enfants :2 générations ont pu grandir  sans conflit militaire : ne soyons pas des enfants ingrats,  ce n’est déjà pas si mal  :-) on lui doit au moins cela …

Un peu d’histoire  ancienne :

Jeune fille, Mademoiselle Europa était pétullante ce qui lui valu d’être enlevé par Zeus….(Christelle et Mélanie complèteront  ;-)  )

Europa enlevée par ZEUS

 europ-pompei.jpg                        europa-enlevee-par-zeus-mosaique-trouvee-a-byblos.jpg

 Europa à  POMPEI               Europa  à  BIBLOS

Mais, on ne peut dire que notre cinquantenaire soit  restée sémillante, elle a des rides, des rhumatismes et on la sent carrément dépressive…(elle n’avait qu’à pas « fric oter » avec Bolkestein  :oops:    …. diront certains… et ils nont pas forcément tord…)

parlement-strasbourg.jpg              babel.jpg

          l’image                    et son évolution

faudrait faire quelque chose pour elle …. ;-)

sinon elle va mal finir  :x

europe.gif

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23 réponses à Drôle d’anniversaire …

  1. mariepascale dit :

    Qui peut dire le rapport (s’il y en a un,) qu’il y a entre , d’une part cette pétasse grecque et , d’autre part ,un projet fédérateur (?), politique…Et qui a choisi(le roi) le nom ? Cricri et Mèl. complèteront.

  2. denis dit :

    Que cette pétasse (???) soit de Biblos ou de Pompéi, il faudra pourtant qu’elle avance, avec ou sans nous. Sinon on risque de crever. Pendant ce temps là, les ricains et les chinois rigolent de nos … chinoiseries franco-françaises.

  3. mathieu dit :

    Je pense qu’Europa en est venue à désigner notre continent car dès l’origine, elle a désignée les terres de l’Ouest pour les grecs, et peu à peu les géographes ont étendu la définition (notamment les romains) pour définir ce qui va des colonnes d’Hercules (Gibraltar) à Constantinople (le bosphore)… Ensuite les choses se compliquent…Au Moyen-âge, on parlait bien plus de Chrétienté que d’Europe (Espagne et Sicile ont longtemps été arabes). Puis avec la Reconquête et l’extension de la Chrétienté à l’Est, les penseurs se posèrent la question de ce que signifiaient cet ensemble de terres et le rapport avec le reste du Monde était plus problématique (découverte du Nouveau Monde, meilleures connaissances de l’Afrique, de l’Asie) et certains (notamment les religieux) en sont venus à appeler de nouveau nos terres « Europe ». Mais on avait coutume d’arrêter l’Europe aux terres catholiques et protestantes, considérées comme civilisées…L’inclusion des confins slaves fut très lente et eu beaucoup à voir avec l’invitation faite aux penseurs des Lumières (notamment Diderot) de visiter Saint-Petersbourg et au rayonnement de Catherine II auprès de ces derniers. Mais il a fallu les guerres mondiales et l’Union Soviétique pour que tout le monde accepte la Russie « moscovite » dans l’Europe. L’Europe des années 50, malgré ce qu’on nous raconte dans les manuels, est en grande partie une création des élites nord-américaines…Paul Hoffman (directeur du plan Marshall), John Foster Dulles et son frère Allen (premier directeur de la CIA) et John McCloy (Premier président de la Banque Mondiale et Haut-comissaire pour l’Allemagne) qui voulaient à tout prix créer une Europe prospère, anti-communiste et alliée des Etats-unis. Ils ont jeté les bases du projet de marché commun avec la politique économique allemande et la Communauté de l’acier et du charbon… Et les politiques européens ont adhéré à ce projet qui circulaient dans les couloirs du CFP (council for foreign policy), think tank de l’élite politique de la côte Est et dans les Boards (conseil d’administration) des fondations Rockefeller et Ford. Donc on en vient à la chute du mur, qui marque vraiment le développement du projet, car il n’y a plus qu’un modèle, un leader dans le Monde (étrangement on en est arrivé au stalinisme de la pensée!) et là tout s’est accéléré, les élites économiques et politiques ont vu dans l’Union un moyen de créer un marché unifié, viable et pouvant permettre le développement capitaliste sur le modèle américain… Mais, ils oublièrent de construire une Europe des citoyens, une Europe où le parlement ne soit pas qu’une chambre d’enregistrement, où les commissaires européens seraient élus et ne seraient pas inféodés aux transnationales (comme je ne sais plus quelle commissaire à la santé qui travaillait comme conseillère d’un géant pharmaceutique!). Une Europe avec un gouvernement et un-e président-e…Parce que c’est bien beau de dire: »les français n’aime pas l’Europe », mais il faut comprendre pourquoi…L’Europe c’est l’anti-démocratie et l’anti-transparence… Elle n’est pas mauvaise en soi, mais aurait besoin d’être rendue un peu plus politique et un peu moins économique: par exemple, j’etais vraiment choqué de voir dans le projet constitutionnel que l’économie de marché, le néolibéralisme actuel, allait devenir constitutionnellement la seule forme légale de gestion économique. Mais dans les années 50-70 nous avions une économie mixte, avec des secteurs entiers nationalisés et des investissements collossaux de l’Etat, était si mal? Etait-ce le Mal, pour un W.Bush? Je pense que le projet politique est en fait a minima et qu’il ne comprend que des questions de sécurités: armées, polices et migrations. Le reste, notamment le droit, a ses bons côtés, mais qui a les moyens de se payer un procès auprès des juridictions européennes?Mon père s’était renseigner une fois et l’avocat lui avait dit : »pour mener à terme une requête auprès des tribunaux administratifs européens, il vous faudra nous payer 50 000 francs par an! » Si vous voulez plus de détails, demandez!

  4. Bernard dit :

    alors comme cela la Communauté Européenne serait avec par ordre d’apparition à l’écran ( Schumann  » doit de retourner dans sa tombe » :-(      )
    – une pétasse
    – un projet fédérateur
    – une chinoiserie franco française
    – une espèce de sous-produit américan « belle argumentation » de mathieu :-)
    moi qui pensait naïvement qu’elle était la « fille de la réconciliation franco allemande
    Fity doit bien avoir un avis sur la question ;-)
    et j’aimerais bien savoir ce que l’on en enseigne à l’école … quand on n’emprisonne par les directrices qui s’opposent à des rafles de « sans papiers » :oops:

  5. fritz dit :

    Au secours!
    Franchement dit, je ne comprend pas bien les expressions
    – une pétasse
    – un projet fédérateur
    – une chinoiserie franco française
    – une espèce de sous-produit américain.
    Alors c’est un peu difficile de participer à la discussion. Qui fait l’interpret?

    Parlons-nous de l’Europe géographique, politique, culturelle, économique … ?
    A l’occasion du 50e anniversaire je propose de regarder de plus près la CE, comme elle se présente aujourd’hui et comme elle s’est présentée au commencement.
    Après deux guerres mondiales et en pleine guerre froide Schumann, Adenauer, Monnet et de Gasperi avaient la vision de créer une Europe, où les intérêts nationaux dans le sens traditionnel devraient être remplacés par des intérêts communs. Pour y arriver ils ont créer les institutions européennes qui, malgré tout absence de conflit militaire depuis deux générations, nous semblent aujourd’hui trop souvent pas assez efficace. Il nous manque la modestie.

    Pour moi personellement le berceau de l’Europe c’est le Chesne*. Sans la bonne volonté, la sensibilité pour les nécessités et les compétences humaines des européen(ne)s de base comme Georges et Madelon le projet des hommes politiques n’aurait pas eu la moindre chance.
    Je suis bien reconnaissant de cette expérience. Je ne pense pas que les pauvres gars (Bush, Chirac … ) (Mathieu parle des « élites ») ont, depuis 45 ans, autant de soeurs et frères, d’amies et amis comme moi, comme nous tous. C’est nous l’élite!

    Comment classer la réconciliation franco-allemande dans ce projet européen? Je pense que c’est un élément indispensable. Si l’Europe en est la mère ou la fille – peut importe.

    En ce qui concerne l’avenir de l’Europe je garderai mon calme.
    Une « commissaire à la santé qui travaillait comme conseillère d’un géant pharmaceutique » ou le danger que « dans le projet constitutionnel l’économie de marché, le néolibéralisme actuel, allait devenir constitutionnellement la seule forme légale de gestion économique » ne m’inquiète pas trop. Selon ces traditions grecques, latines, méditerranéennes et alsaciennes l’Europe aura la force d’éviter à la longue ces conneries. Avec ces traditions les Etats Unis n’aurait pas de Guntanamo.

    *Logiquement le siège social de Glaudinet se trouve au Chesne. :-)

  6. olive dit :

    Si les français n’aiment pas beaucoup l’Europe, c’est à mon avis aussi parce que nos hommes politiques n’en parlent pas assez, et surtout parce qu’ils lui mettent sur le dos tous nos problèmes… Et c’est un peu trop facile! :(
    Aujourd’hui, il y a un véritable problème en France : exceptés les jeunes qui ont profité du programme Erasmus, aucun ne se sent européen. Et là, on a du retard, sur les allemands notamment. Du coup, est-ce le moment de nous demander d’être fier de sa marseillaise et d’avoir un drapeau français chez chacun d’entre nous??? :oops:
    En tous cas, si vous voulez d’autres informations sur l’évolution de l’UE, allez voir sur le site du Traité de Rome.

  7. Bernard dit :

    Chapeau Olivier, tu parles aussi bien du « traité de Rome » que du « Traité du Rhum » ;-)

  8. Bernard dit :

    Fity propose de transférer le siège de l’Europe au Chesne :en v’la une bonne idée..   ;-)
    – pour arrêter le cirque du déménagement entre Bruxelles et Strasbourg à chaque session…
    – et puis l’agriculture représente (encore) 40 % du Budget : les parlementaires pourraient voir de visu les « effets parfois contradictoires de la Politique Agricole Commune  »
    – du coup le problème du collège du Chesne serait résolu…
    Seul bémol, le siège social de Glaudinet étant également au Chesne, les taxes professionnelles risquent d’exploser…
    Quoiqu’il en soit il devient urgent que Gérard s’informatise…  ;-)

  9. mariepascale dit :

    Jolie page, thème et version confondus. Bonne semaine.

  10. fritz dit :

    Personne n’entend mon appel de secours!
    – une pétasse ?
    – un projet fédérateur ?
    – une chinoiserie franco française ?
    – une espèce de sous-produit américain ?

    « Fity propose de transférer le siège de l’Europe au Chesne pour arrêter le cirque du déménagement entre Bruxelles et Strasbourg, pour diminuer le budget de l’agriculture et pour resoudre le problème du collège du Chesne. »

    Désolé, Bernard, que mon français permet de tels interprétations. Je propose de déclarer un jour de semaine « jour de la langue étrangère ».

  11. mathieu dit :

    il y a eu des confusions, je n’ai pas sousestimer le poids des liens qui nous unissent, nous citoyens. J’ai plein d’amis étrangers, dont beaucoup d’ailleurs ne sont pas européens (nord et latino-américains, chinois ou autres) et celà ne dépend que de nous, mais l’Europe en tant qu’ensemble politique et institutionnelle ne me plaît pas telle qu’elle est.

  12. mfrance dit :

    Je comprends Fitti que tu sois un peu perdu avec ce vocabulaire français et il va être difficile d’en faire une explication par écrit, aussi, je souscris à ta proposition de faire « un jour de langue étrangère ».
    Ceci dit, le mot « pétasse » est un mot vulgaire qui ne figure pas dans le dictionnaire français.M.Pascale l’a utilisé pour qualifier « Europe » de la mythologie grecque. Dans le langage des jeunes surtout, ce mot désigne une fille un peu hautaine et provocante. Le mot « chinoiserie » est aussi , dans cette expression un mot familier: il signifie contester mal à propos et chicaner.
    Je suis contente d’être née dans un pays en paix, et qui l’est encore, d’avoir la possibilité de voyager sans frontière et cela librement…,de penser librement…,de vivre tout simplement…,tous les pays n’ont pas encore la liberté que nous avons. L’U.E. est peut-être un peu responsable de notre bien-être .Elle n’est pas parfaite et n’a pas terminé sa croissance; elle a encore beaucoup de chemin à parcourir et nous en sommes tous partie prenante. Je ne peux que lui souhaiter un prompt rétablissement pour continuer sa mission de fraternité , d’égalité et de liberté.

  13. Vincent dit :

    Je voudrais rapeller les difficultés qu’ont rencontré Monnet, Schummann et Adenauer en 1950 pour mettre en place la CECA. Seulement 5 ans aprés la fin de la guerre, la haine était trés forte en France envers l’Allemagne. Il faut relire les titres des journaux et les commentataires des hommes politiques. De Gaulle pas d’accord les anglais aussi, le PC opposé à la demande de l’URSS, la droite opposée. Il restait quand même une petite majorité à l’Assemblée Nationale pour voter l’accord (ouf) et cela était identique en Allemagne où beaucoup était persuadé que nous voulions les « plumer » d’une autre manière. Heureusement et c’est dur de le dire mais heureusement qu’il n’a pas été fait appel au peuple pour avopir son avis le résultat aurait été négatif.
    Le film « Nous nous sommes tant hai » de Franck Apprédéris » me semble remarquable à ce sujet.
    Aprés plus de 50 ans je ne peux que féliciter chaudement ces hommes politiques courageux intelligent visionnaire et humaniste, sachant faire le pas vers l’autre, casser le cycle infernal de la haine que nous connaissions entre nos deux pays.L’intérêt du long terme a pris le dessus. C’est ce qui manque aujourd’hui, nos hommes politiques n’ont pas cette carrure.
    Enfin ne gâchons pas cette Europe qui est un bien précieux même imparfait.
    Et j’aime ce plaisir de me déplacet, de rencontrer les Italiens, les Anglais les Allemands,…. Je me sens proche d’eux malgré la barrière de la langue.

    Je voudrais associer à ce propos par ce qui se passe en Irlande où les ennemis jurés de toujours ont réussi à se parler et commencer à construire aprés tant de haines. Ils suivent à leurs manières le chemin de réconciliation que nos ainés ont suivi il y a plus de cinquante ans.
    Merci et j’espère que les peuples sauront suivre cette voix de la sagesse plutôt que les « va t’en guerre », les racistes, les haineux.
    Ces exemples pourraient peut être aider le chemin de la réconciliation obligatoire entre Palestiniens et Israeliens et ailleurs aussi.
    L’Europe j’y crois.

  14. Bernard dit :

    ça y est Vincent tu as repris ton traitement ;-) et une belle dose

    cela va donc mieux
    tu déplores que nos hommes politiques « manquent de carrure » …
    mais il faut pas dire du mal des « petits » :oops:

  15. mathieu dit :

    Pour ce qui est des « pères fondateurs », je suis d’accord, mais il ne faut pas oublier, et j’ai une biblio américaine longue comme le bras sur le sujet, que l’Europe occidentale était totalement soumise aux Ricains, surtout après la chute du gouvernment de DeGaulle, qui a propulsé les démocrates chrétiens au pouvoir dans toute l’Europe. Je pense que vous n’êtes pas de ma génération et n’avaient pas perçu le marché commun comme le meilleur moyen de favoriser le business ua détriment des droits et de la justice. Et si je peux me permettre la meilleure garantie de paix ce sont les troupes américaines qui nous l’on données en étant présentes partout en Europe (sauf en France, où le Général les a virés en 1966). Le problème c’est qu’ils incitaient à la guerre contre l’Union soviétique et que les gouvernements européens ont su modérer les positions américaines (notamment avec l’affaire des Pershings) avec les citoyens qui se sont mobilisés. Je pense que cela fait mal à nos égos d’avouer que les Etats-Unis ont formé l’Europe politique de l’après-guerre et pourtant tous les historiens nord-américains sont d’accord là-dessus. Je ne veux pas dire que les européens n’ont pas participé, ni impulsé, mais simplement que cette construction n’aurait pas été acceptée si elle n’entrait pas dans les intentions des Etats-Unis: en Allemagne les Etats-Unis ont impulsé un libéralisme très proche du leur, il a heureusement été tempéré par un Etat social et le rôle des länder, en Italie la DC a été le compromis politique anti-communiste qui satisfaisait tout le monde, sauf la gauche…Je rappelle qu’au sortir de la guerre, des gouvernements travaillistes et d’inspirations socialistes ont remplacé celui de Churchill, que DeGaulle lui-même, avec Monnet, ont créé la sécu, nationaliser toutes les entreprises collaboratrices et les moyens de productions énergétiques. En France et en Italie, les communistes frolaient les 30%, j’ai lu un assez grand nombre d’articles où les gringos exprimaient leur peur d’un basculement communiste de l’Europe de l’Ouest, croyez-moi, ils ont joué un rôle prépondérant dans le développement de l’Europe et il le joue toujours parce que l’Europe est désunie face à un gouvernement unique et qui sait ce qu’il veut. Je rappelerai que l’entrée des pays d’Europe de l’Est dans l’Union s’est faite quasiment en même temps que dans l’OTAN et que, c’est ce qui se dit á sciences-po et à mon école, la plupart des élites de l’Est préfererait devenir des Etats d’amérique que d’être dans l’Union, que le gouvernement polonais comme le gouvernement ukrainien (pas dans l’Union) dépendent aussi des subsides de Washington.

    Après, pour moi, il est clair qu’un grand nombre d’hommes et de femmes justes se sont battus pour une Europe de la paix, plus juste et équitable et que les citoyens à travers leurs mariages, leurs amitiés et leurs échanges construisent une Europe qui pour moi a bien plus de valeur que tous les fonctionnaires de Bruxelles (et pourtant ils font ce qu’ils peuvent)

  16. Cricri dit :

    Je crois que le « grand Mathieu » a « un peu » raison…!!!… ?!
    En tout cas, de sacrées belles pages de glaudineteurs et glaudineteuses…!

  17. Bernard dit :

    voila une rubrique « histoire » d’un excellent niveau : l’Europe ne nous laisse donc pas indifférents…

  18. Cricri dit :

    Oui Bernard, et je continue à croire en l’Europe… d’où mon immense déception le soir du 29 mai 2005… Je sais, Mathieu, tu grinces des dents…!!!!!! :-)

  19. mathieu dit :

    Non, je ne grince pas des dents, belle cousine, mais je me demande pourquoi seuls les gens qui ont un travail, une maison et une ou des voitures croient en l’Europe? Je n’ai jamais connu de gens dans la mouise financière qui s’intéressaient simplement à l’Europe et une grande partie de ceux qui n’y croît pas sont ceux qui ont vu leur usine partir à l’Est ou en Chine…

  20. fritz dit :

    @ Mathieu,
    pour moi c’est important que tu saches que je ne suis pas d’accord avec toi mais que j’aimerais de continuer la discussion. MAIS: Il faut beaucoup de temps pour moi de formuler mes pensées en français, le temps que je n’ai pas actuellement. A partir de demain j’ai deux semaines de vacances et j’espère que je ne suis pas trop fatigué pour un nouvel effort.
    Une chose importante vaut bien beaucoup de patience. Ce n’est pas seulement l’Europe, c’est avant tout la santé de Vincent.
    Bon courage Vincent et Anne Marie!

  21. denis dit :

    Désolé Matthieu et tous les glaudinetteux: je débarque dans le débat européen avec retard, j’étais absent depuis deux semaines.

    C’est vrai que personne ne peut contester que ce sont les américains qui ont fait avancer le projet européen, au sortir de la guerre. Ceci, afin de créer une « muraille de Chine » entre les USA et l’empire soviétique.

    Mais il y a un élément qu’on ne peut ignorer: certaines élites françaises et allemandes, ont enfin pris conscience, dès 1945, qu’elles commençaient à en avoir marre de « se taper sur la gueule » tous les 30 ans et qu’il fallait bien un jour en sortir et commencer à discuter. Ce fut le grand mérite de leaders charismatiques comme Adenauer, Schumann et J. Monnet. Ils ont mis dans leur poche leurs rancoeurs, leurs rancunes, l’histoire des deux pays, et se sont mis autour d’une table. Si l’Europe est en paix et n’a pas connu la guerre depuis 60 ans (première fois dans l’histoire) c’est grâce à eux. Si nous bénéficions aujourd’hui de la paix depuis 1945 c’est grâce à eux. Si les allemands et les français sont amis, c’est grâce à eux. Ne l’oublions pas !
    Mais déjà à cette époque les français n’ont pas été bons ni courageux: pour des raisons d’ego, nous avons refusé (… déjà!) la Communauté Européenne de Défense, préférant avoir NOTRE armée, bien à nous, bien franchouillarde, avec notre bombinette atomique. Conséquence: on voit ce que coûte à l’Etat français le budget militaire aujourd’hui. Je pense qu’une Défense européenne aurait amené ipso facto une politique européenne commune. Alors qu’actuellement, l’Europe n’est pas fichue d’avoir une parole commune. Mais nous les français, nous voulons toujours avoir raison seuls contre tous, considérant que nous sommes toujours la conscience du monde. Il est bien connu que le coq (français), même sur un tas de fumier, chante toujours…
    Ce qui s’est produit au dernier référendum est du même tonneau: nous voulions une Constitution à la française, par des français et pour des français. Faisant fi qu’il n’y a pas que nous en Europe. C’est vrai que cette Constitution était libérale. Je rappelle tout de même que nous vivons (malheureusement !) dans un système économique libéral et même ultra libéral depuis plus de 2000 (deux mille) ans et que nous n’allons pas, sur un seul vote, tout changer. Mais je pense que cette Constitution était un premier pas car c’était la première fois que les européens se dotaient d’une structure de pouvoir (même encore à l’état naissant). Une Constitution n’est pas un objet inerte et figé, c’est une objet appelé à vivre et à évoluer. Pour preuve, celle de Vème République qui vient d’inscrire noir sur blanc un nouvel article: l’interdiction de la peine de mort.
    Il revenait donc aux citoyens et aux militants, après un vote qui aurait pu être positif, de faire vivre et de faire progresser cette Constitution. Mais en France, nous avons préféré jeter le bébé avec l’eau du bain.
    Malheureusement aujourd’hui il faut tout reconstruire sur des ruines. Sous l’oeil réjoui des américains qui ne voulaient pas de cette Constitution.
    Mais puisqu’on parlait de libéralisme, savez vous qui ne voulaient absolumement pas de la Constitution ? Ce sont les banquiers et le financiers (malgré ce qu’ils disaient officiellement sur la presse spécialisée, mais non professionnelle). En effet les financiers ont une sainte horreur des REGLES. Ce seul mot a presque des relents de bolchevisme dans la bouche de certains ! Or la Constitution était le premier pas qui pouvait, avec certes du temps et de la patience, instaurer des régles, si petites soient-elles.
    En tout cas j’attends encore aujourd’hui le fameux plan B qui devait succéder au refus français. On nous avait en effet annoncé un grand mouvement qui allait bouleverser la donne et reconfigurer l’Europe façon Fabius (qui, comme chacun sait, est anti libéral…!!!)
    Le drame aujoud’hui est que l’Europe est en pleine décomposition. Il ne nous reste plus que l’euro pour donner une impression d’Europe. Il n’y a même pas l’embryon de politique étrangère commune. L’Europe sociale est en panne à la grande joie des financiers et du MEDEF. Pendant ce temps les chinois et les américains rigolent bien … sur notre dos.
    Personnellement j’ai la chance de travailler dans un groupe de 120.000 personnes dont 70.000 travaillent hors de France. Je constate que le coq français, en voulant jouer perso., fait de plus en plus pâle figure. Nous passons de plus en plus pour des rigolos, mais qui veulent toujours donner le sentiment que nous faisons partie d’une pays fort et écouté. Foutaise ! Nous sommes une petit pays, il faut que nous en soyons conscients. Notre seule chance, c’est (ou c’était) l’Europe. Si nous n’y croyons pas ou plus, nous serons vite la proie des américains, à la grande joie de certains pays d’Europe de l’Est (Pologne, par exemple…)
    Nous devons nous ressaisir, faire avancer l’idée européenne. Si nous échouons, nos enfants nous le reprocherons.

    Aujourd’hui, je suis très en colère contre les hommes politiques français: personne ne parle de l’Europe lors de cette campagne électorale. Et ce n’est pas Sarkoroquet, l’homme qui se couche devant Busch, qui va faire avancer l’Europe.

  22. Vincent dit :

    merci Denis pour ces compléments que je partage Ayant soutenu le projet de constitution, le manque de proposition pour relancer l’Europe de la part des prétendants à la présidentielle me navre et me fait encore hésiter.
    Que c’est dur de faire bouger notre pays.

  23. fritz dit :

    Que c’est dur de faire bouger aussi mon pays.
    Soyons optimistes! Pourquoi nous ne parlons pas de NOTRE pays?

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