Histoire beauceronne…

Ou d’ailleurs!…

Un vieux berger fit venir ses enfants et leur parla sans témoin.

« Lorsque je mourrai, je souhaite que vous vous partagiez mon maigre troupeau. Toi l’aîné, tu en recevras la moitié, toi le cadet, le tiers et enfin toi le plus jeune, le neuvième. »

A sa mort ses enfants dénombrent 17 moutons.

Comment faire pour respecter les dernières volontés de leur père sans dépecer les moutons?

Ils ont beau réfléchir, retourner le problème dans tous les sens, ils ne trouvent pas de solution. Ils confient leur embarras au voisin, vieux berger lui aussi, qui trouve une solution…

Que propose t’il?

Les bergers des Causses auraient trouvé eux aussi!!!

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16 réponses à Histoire beauceronne…

  1. Elise dit :

    Peut être faut il attendre la naissance d’un agneau pour pouvoir partager 18 moutons… ou bien les 3 enfants ne doivent pas séparer le troupeau et poursuivre ensemble le travail de leur père ???

  2. denis dit :

    Les 3 enfants ont crée une société civile et ont partagé, non pas les 17 moutons vifs, mais les parts représentant les 17 moutons selon l’exacte volonté du père. Et là, point besoin de trucider un ou plusieurs moutons.

    • Bernard dit :

      Tu as évidemment raison Denis :D
      mais les parts de SCI on ne peut pas les traire pour en faire du fromage :roll:
      par contre on peut les planquer en Suisse :mgreen:
      d’ailleurs je me demande si madame Bettencourt :oops:
      on peut aussi les compter le soir avant de s’endormir si on a des insomnies 8O
      mais personnellement si j’en avais ( des insomnies…?) je préfèrerais compter des moutons :happy:

  3. Claire dit :

    et bien je pencherais pour la solution d elise
    mais pour cela il faut des males et des femelles dans le troupeau bien sur :D

  4. Admin dit :

    Comme c’est le weekend, j’ai donc un peu de temps pour « rédiger une réponse »

    Le vieux berger n’est pas très bon en calcul !
    En effet, la moitié de « n’importe quoi » + un tiers de « n’importe quoi » + un neuvième de « n’importe quoi », ça ne fera jamais un « n’importe quoi » complet.
    (que le « n’importe quoi » soit un gâteau, un lopin de terre ou même un troupeau de moutons…)
    D’un point de vue mathématique, le problème ainsi posé n’a pas de solution si l’on refuse de dépecer les moutons (on dit : pas de solution en nombres « entiers »)

    Démonstration :

    1/2 + 1/3 + 1/9 = 9/18 + 6/18 + 2/18 = 17/18 (petit rappel de primaire : pour additionner des fractions , on les ramène au même dénominateur en cherchant le PPCM – plus petit commun multiple – des dénominateurs; ici 18)

    On voit donc qu’après partage, on obtient un « reliquat » de 1/18 ( 1 – 17/18 = 18/18 – 17/18 = 1/18 ) : que faire de ce reliquat ?

    A ce stade, si l’on rajoute un peu de psychologie, on peut faire des miracles, mais alors on n’est plus dans le domaine des mathématiques !
    Les héritiers ne veulent évidemment pas être lésés, mais par contre ils ne refuseront certainement pas d’être un peu « avantagés » !
    Le troupeau comporte 17 moutons ?
    On peut donc écrire aussi que le troupeau comporte (18 – 1) = 17 moutons… et donc, le partage peut ainsi être reformulé :

    17/2 + 17/3 + 17/9 = (18-1)/2 + (18-1)/3 + (18-1)/9 = (9 – 1/2) + (6 – 1/3) + (2 – 1/9)

    Autrement dit:
    1) l’ainé devrait hériter de 9 moutons moins 1/2 moutons
    2) le cadet devrait hériter de 6 moutons moins 1/3 de moutons
    3) le benjamin devrait hériter de 2 moutons moins 1/9 de moutons

    Et c’est là que la psychologie humaine va nous venir en aide !
    Si je donne :
    1) 9 moutons à l’ainé, il sera satisfait, puisqu’il touchera 1 demi mouton supplémentaire par rapport à la promesse du père
    2) 6 moutons au cadet, il sera également content, car il aura lui aussi un petit surplus de 1/3 de mouton
    3) et 2 moutons au benjamin, qui lui aussi sera content (avec 1/9 de mouton en plus)

    Et, miracle, la somme 9 + 6 + 2 = 17 : tous les moutons sont ainsi redistribués entre les 3 enfants.
    Par contre, le testament initial du vieux père n’est pas tout à fait respecté, puisque les 3 enfants auront un peu plus que prévu…
    (on peut penser que c’est le FISC qui sera lésé, car il aurait bien aimé toucher le « reliquat » que les enfants n’auraient pas du obtenir…)
    Ah non, c’est vrai, depuis Sarko (tiens, le revoilà lui ?) , il n’y a plus d’impôt sur les successions…

    C’est une énigme bien connue : voici une autre manière amusante de l’expliquer :
    A la mort du père, les enfants empruntent un mouton à leur voisin en lui promettant de lui rendre dés le lendemain : ils ont donc maintenant un troupeau de 18 moutons
    1) l’ainé prend sa part : 18/2 = 9
    2) la cadet prend : 18/3 = 6
    3) le benjamin prend : 18/9 = 2

    9 + 6 + 2 = 17 moutons: il reste donc un mouton non attribué…

    Comme promis, les 3 enfants peuvent donc rendre immédiatement ce 18eme mouton à leur voisin !!!

  5. denis dit :

    Il n’en reste pas moins que ma solution est imparable, et juridiquement et techniquement totalement réalisable, sans aucun artifice arithmétique, psychologique, sociologique ou « sarkosyque ». C’est même fiscalement totalement transparent, sans conflit d’intérêt, trafic d’influence ou détournement de fonds. Si la société civile fait des bénéfices, elle pourra même financer les partis politiques à hauteur de 7500€ maxi., et aura donc la bénédiction du chanoine du Latran, sarko 1er..

  6. Cricri dit :

    euh… un méchoui contenterait tout le village… non ?? :mad:

  7. Bernard dit :

    « méchoui  » d’accord…. également … :happy:

    Je n’ai pas l’esprit mathématique de Jacques mais j’ai une solution comparable et qui aboutit au même résultat…
    les enfants font appel à  un vieux berger connu comme le  « loup blanc » :mgreen: pour faire preuve de sagesse….
    Le « bon pasteur » arrive avec son fidèle bélier ….
    Cela fait donc 18 moutons…
    – l’ainé en prend la moitié  = 9
    – le second le tiers  = 6

    et le dernier le neuvième= 2

    tous les enfants sont contents … :happy:

    le vieux berger repart avec son bélier  e t rit sous-cape….* :bravo:

    « lacaune* » rieégalemet …: happy:

    Cette histoire est une version adaptée du « partage des chameaux » que lon raconte dans le Magreb

    mais le jeune berger de la  » Drome adhère  » également à cette solution :happy:

    **lacaune race de brebis laitière qui fournit le lait pour le fromage de Roquefort ou la fameuse  tome de brebis de DIE :happy:

  8. denis dit :

    Tu perçois un pourcentage ???

  9. Annemarie dit :

    Et bonne dégustation…de méchoui, de fromage de Die et de vin de Meuse!

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